Où vont les technologies ?

Pour qui travaillons-nous ?

Qui sont les 40.000 chômeurs informaticiens ?

Où sont les syndicats ?

A quoi sert l'informatique ?

Et le délit de marchandage ?

Séniors à 40 ans ? Bientôt la retraite ?

Que faire après l'informatique ?

Comment ça va ?...

 

... autant de questions qui restent hors sujet, que ce soit dans la presse écrite spécialisée du secteur informatique (01, LMI, ...), mais aussi dans l'univers militant des logiciels libres. Cette presse spécialisée est une véritable tribune libre réservée aux managers, aux nouvelles technologies, aux nouveaux profils qu'on s'arrache, et à tous ceux qui spéculent sur le marché des prestations informatiques. Quant au monde des logiciels libres, le prosélytisme informatiseur y est plus radical encore (l'optimisme d'une élite technicienne étant sans doute constitutif de l’histoire de l’informatique depuis le mouvement cybernétique...).

Dans les deux cas, la face sombre de l’informatique est toujours soigneusement occultée !

Certains aspects de cette face sombre sont assez connus, comme le manque de solidarité entre informaticiens des sociétés de service (SSII), le fort taux de turnover, l'absence presque complète de syndicats. 

D'autres le sont sans doute beaucoup moins. On peut citer : 

-  le chômage élevé (voisin des 10%), 
-  l'exclusion persistante de « seniors » qui n'ont pourtant que la quarantaine,
-  les difficultés à se reconvertir, 
la marge commerciale des SSII qui servent d’intermédiaires aux grandes entreprises qui font leur loi (différente du code du travail),
-  mais aussi la nature précise des applications informatiques que les informaticiens fabriquent, leurs nuisances globales aujourd'hui et demain, sociales et écologiques.

L'idée de cette gazette, LE PRESTA’, est née au sein d'un collectif d'informaticiens et d'informaticiennes qui ne se seraient sans doute jamais rencontrés sans la crise brutale de 2003 qui a touché la sous-traitance informatique. Chômeurs, précaires, syndicalistes, et autres moutons noirs... sans doute peu représentatifs de l'informaticien moyen (si celui-ci existe), mais qu'importe. La rédaction est ouverte à quiconque désire ne pas s'en tenir à la version officielle de la « société de l'information » créatrice des emplois de demain, hautement qualifiés mais ennuyeux, au prestataire pressé d'aller voir ailleurs, au sous-traitant sous-traité.

Bonne lecture,

Le Presta'